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7 -    DE MONNA VANNA A L'OISEAU BLEU
 
(1902-1905)

L’année 1902 donne aussi naissance à "Monna Vanna", drame en trois actes dans lequel Maurice Maeterlinck, renonçant au monde du mystère et de l’inconnu, présente des êtres plus concrètement humains. La première parution est dans la Revue de Paris du 15 mai 1902. "Monna Vanna", écrit pour Georgette Leblanc, est plus romantique que symboliste. Maurice Maeterlinck écrivit le drame à Gruchet-Saint-Siméon, testant sur Georgette ses répliques, et les modifiant selon les réactions de cette dernière.


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Monna Vanna - Georgette Leblanc au Théâtre National de l'Opéra (1909)

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Décor de Monna Vanna en 1909 Théatre National de l'Opéra

La première représentation eut lieu au Théâtre de l’Oeuvre le 17 mai 1902, sous la direction de Lugné-Poe, avec dans le rôle principal Georgette Leblanc. Elle passa ainsi du chant à la tragédie et porta la pièce aux quatre coins du monde. La partition musicale sera écrite par Henri Février en 1907. "Monna Vanna" sera jouée à nouveau au Théâtre National de l’Opéra le 13 janvier 1909, le rôle de Vanna étant tenu par Mademoiselle Lucienne Bréval. Par la suite, le rôle sera repris par Mlle Hatto à la Comédie Française, le 22 décembre 1923. En Allemagne les premières représentations ont lieu le 27 septembre et le 8 octobre 1902 à Berlin.

Georgette Leblanc écrira : "Je fis presque le tour du monde avec Monna Vanna." Elle portera la pièce en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en Grèce, en Russie, aux Etats Unis. Les journaux de l’époque pourront alors parler d’un Théâtre Maeterlinck itinérant.
Le drame fut représenté plus de 800 fois en Autriche et en Allemagne ; 200 fois à Berlin et plus de 50 à Munich. On vendit des chapeaux, des corsets, des gants à la "Monna Vanna".

Puis le 1er mai, ce sera la parution du livre "Le Temple Enseveli" avec la dédicace : "A Octave Mirbeau, son admirateur, son ami. M.M." Le chapitre "La Chance" a déjà paru dans la Revue de Paris le 15 mars 1902. Le livre est sorti le 13 avril à Londres et New-York.Dans ce livre Maeterlinck traite de "La Justice" : "Elle a pris la place de plus d'un Dieu, de plus d'une puissance anonyme. Elle est l'étoile qui se forme dans la nébuleuse de nos instincts et de notre vie incompréhensible. […]

Ce n'est pas dans les choses, c'est en nous que se trouve la justice des choses. C'est notre état moral qui modifie notre conduite envers le monde extérieur, et nous met en guerre avec nous-mêmes, avec les lois essentielles de notre esprit et de notre cœur. La justice ou l'injustice de notre intention n'a aucune influence sur l'attitude de la nature à notre égard ; mais elle en a une presque toujours décisive sur notre attitude à l'égard de la nature. […]
Si la race est irrésistiblement et, je pense, justement injuste, si la foule même paraît avoir des droits que n'a pas l'homme isolé, et commet parfois de grands crimes inévitables et salutaires, le devoir de chaque individu dans la race, le devoir de tout homme dans la foule, est de demeurer juste au centre de toute la conscience qu'il parvient à réunir et à maintenir en lui-même.[…]
Elle est au milieu de l'amour de la vérité, comme elle est au milieu de l'amour de la beauté. Elle est également la bonté, la pitié, la générosité et l'héroïsme."
Il parle de "L'Evolution du Mystère" avec la mort et la fatalité ; de "L'Avenir". Puis, il fait ressortir l'importance de notre "Passé".

"Derrière nous notre passé s'étend en longue perspective. Il dort au loin comme une ville abandonnée dans la brume. Quelques sommets le délimitent et le dominent. Quelques actes importants s'y élèvent pareils à des tours, les unes encore éclairées, les autres à demi ruinées et s'inclinant peu à peu sous le poids de l'oubli. […] Il est le destin qui agit en arrière et donne la main à celui qui agit en avant de nous."
"Le passé est passé, disons-nous ; et cela n'est pas vrai, le passé est toujours présent […] Notre passé dépend tout entier de notre présent et change perpétuellement avec lui. Il prend immédiatement la forme des vases dans lesquels notre pensée d'aujourd'hui les recueille. […] Ce qui importe à chacun de nous dans le passé, ce sont les réactions morales que produisent en ce moment sur nous les événements qui ont eu lieu. […] Elles varient suivant la substance morale qu'elles rencontrent en nous. Or à chaque degré que gravissent notre intelligence et nos sentiments, la substance morale de notre être se modifie ; et aussitôt les plus immuables faits qui paraissent scellés dans la pierre et le bronze revêtent un aspect tout différent, se déplacent et se raniment, nous donnent des conseils plus vastes et plus courageux, entraînent la mémoire dans leur ascension, et, d'un amas de ruines qui pourrissaient dans l'ombre, reforment une cité qui se repeuple, et sur laquelle le soleil se lève de nouveau."
Mais, "pour tirer de notre passé ce qu'il contient de précieux, […] il faut aller à lui aux heures où notre force est dans sa plénitude, y choisir ce qui nous convient, et lui laisser le reste, en lui défendant de franchir notre seuil sans notre ordre. […] Nous irons droit à telle joie, à tel regret, à tel remords dont le conseil est nécessaire. […] au lieu des idées de révolte, de désespoir et de haine, au lieu des châtiments qui dégradent ou qui tuent, ces souvenirs verseront dans notre cœur les pensées et les peines qui ennoblissent, purifient et consolent."
Il fait le procès des jouissances matérielles, les seules qui soient recherchées par les hommes dans le chapitre "Le règne de la Matière".

"Nous sommes, après tout, des fragments de matière, et il est bon de ne pas négliger le point de départ de notre être. Mais ce n'est pas une raison pour emprisonner tous nos bonheurs, toutes nos espérances dans la petite circonférence de ce point de départ." Le bonheur, pour eux, représente "de beaux corps enlacés, de l'or, des pierreries, un palais, un grand parc, […] et surtout de bons repas, de bons vins, des tables somptueuses et des appartements magnifiques. L'humanité est-elle encore trop proche de ses origines ? L'heure n'est-elle pas venue où l'on devrait" chercher le bonheur dans "une intelligence puissante et désintéressée, une conscience pacifiée, un cœur juste et aimant, des regards et une attention qui aurait appris à saisir et à pénétrer toutes les beautés", y compris celles " d'une parole, d'une action ou d'un mouvement d'âme."

Toutes ces dernières belles paroles allaient être démenties par les années 1919 et sa rupture avec Georgette puis son mariage avec la très jeune Renée Dahon ; 1930 avec l'achat de l'immense propriété d'Orlamonde ; 1934 par les fêtes somptueuses dans ce palais ; 1935 avec son refus d'aider pécuniairement Georgette.

Maurice, s’il espère passer par Florence au printemps, dès le mois de juillet essaye d'entraîner avec lui Buysse pour partir en Egypte. Le couple Maeterlinck reprend ses bonnes habitudes et séjourne de juillet à mi-novembre à Gruchet, même s’il arrive à Georgette de donner quelques représentations de Charlotte Corday au Théâtre Sarah Bernhardt pendant le mois d’août. Dans une lettre du 18 septembre 1902 à Buysse, Maurice Maeterlinck écrit : "Seras-tu à La Haye vers le 7 octobre ? J’y passerai probablement pour dire un dernier adieu à Georgette, avant qu’elle s’enfonce avec la tournée en Russie et Scandinavie".

Fin novembre, on retrouve Maeterlinck à Paris, il est bien passé au Louvre avec l'intention de trouver des idées de costumes pour "Monna Vanna" mais il n'est "pas fichu de dessiner une poire" écrit-il à son ami Doudelet dans un courrier du 18 décembre. A la réception des croquis proposés par son ami Maurice répond : "Je suis confus en songeant au temps que cela a dû te prendre, et à la peine que je t'ai donnée." ; puis il repart en Belgique pour y passer les fêtes de fin d’année.

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Les 15 et 17 janvier 1903, Georgette joue à Berlin "Monna Vanna". A cette occasion, le peintre et dessinateur berlinois Ismaël Gentz fait son portrait en 55 minutes. Le 18 janvier, à la fin d'un banquet offert par O. Brahm en son honneur, Maeterlinck parle "de l'Allemagne comme de la conscience morale du monde, dont la France était, selon lui, la conscience esthétique." Onze ans plus tard il doit rétracter son jugement. Puis Maurice et Georgette partent pour Vienne où a lieu le 29 janvier une représentation en français.
Maeterlinck écrit le 9 avril de Paris qu'il remercie son traducteur allemand pour l'accueil fait à sa "femme".

Toujours dans cette maison tranquille de Gruchet-Saint-Siméon, naît "Le Double Jardin" (qui paraîtra en 1904), dans lequel Maeterlinck disserte sur l’automobile "cheval fabuleux" non seulement en poète et en philosophe mais en mécanicien admirablement averti, aguerri à toutes les pannes, en chauffeur exercé. Le chapitre "Le Temple du Hasard" a paru dans la Revue Bleue en 1903.

Dans le chapitre "Portrait de Femme", on retrouve Georgette idéalisée. "Elle est belle, de cette beauté que les années altèrent le plus lentement. Elles la transforment sans l'amoindrir et pour remplacer des grâces trop fragiles par des charmes qui ne paraissent un peu plus graves et un peu moins touchants que parce qu'on les sent plus durables. Le corps promet qu'il gardera longtemps, jusqu'aux premiers frissons de la vieillesse, les lignes pures et souples qui ennoblissent le désir ; et l'on ne sait pourquoi l'on est sûr qu'il tiendra sa promesse. La chair, intelligente comme un regard, est sans cesse rajeunie par l'esprit qui l'anime, et n'ose prendre un pli, déplacer une fleur ni troubler une courbe admirée par l'amour."

Il y disserte également sur la sincérité. Il n'y a "de bonheur durable et complet que dans l'atmosphère translucide de la sincérité parfaite. Jusqu'à cette sincérité, l'amour n'est qu'une épreuve. On vit dans l'attente, et les baisers et les paroles ne sont que provisoires." Malheureusement la plupart d'entre nous ne rencontrent jamais "l'âme avec qui ils auraient pu être sincères." Avant de l'être avec les autres, il faut s'exercer à l'être avec soi-même. Il faut prendre le soin d'analyser tous les mobiles de nos désirs, de nos actes, de nos passions et de nos vices. Il faut les considérer d'assez haut pour ne pas craindre qu'ils nous terrassent ou se soustraient à notre contrôle "pour aller nuire inconsidérément à nous-mêmes ou à ceux qui nous entourent. Dès que, de cette hauteur, on voit agir ses instincts, même les plus bas et les plus égoïstes, ils deviennent inoffensifs, comme des enfants sous l'œil de leurs parents." Lorsque nous aurons atteint un degré de sincérité suffisant envers nous-mêmes, il ne faut pas croire que nous pourrons la livrer à n'importe qui. La sincérité peut être incomprise par d'autres, elle n'est possible qu'entre consciences égales. Nous devons alors faire une mise au point et lorsqu'elle n'est plus nécessaire on entre alors pleinement dans le domaine privilégié de la sincérité. Parler de nos défauts de nos vices, c'est nous en délivrer.

"Tous les aveux élèvent le niveau du bonheur et de l'amour. […] La vérité de deux êtres qui s'aiment est incomparablement plus féconde que leurs apparences, leurs réticences et leurs mensonges."

Mais également dans ce livre notre écrivain-botaniste étudie l’effet du printemps sur la végétation qu’il a découverte à Grasse, sur les fleurs des champs, et sur des fleurs démodées, les chrysanthèmes. Toutes ces fleurs qu’il aime tant : "Les bonnes, les simples fleurs sont aussi heureuses et aussi éclatantes dans l’étroit jardinet du pauvre qu’aux pelouses opulentes du château et entourent la cabane de la beauté suprême de la terre."
Il y parle aussi de l’éducation des chiens, de choses aussi terrestres et momentanées que le suffrage universel, des jeux de roulettes et de trente et quarante. (Après la mort de Maurice, accompagnée par son fidèle chauffeur, sa deuxième femme Renée Maeterlinck fréquentera régulièrement le casino de Monte-Carlo)

Puis il écrit "Le Miracle de Saint Antoine" farce en deux actes qui sera traduite et publiée en allemand dès 1903 avant d’être publiée en français en 1919. Elle fut jouée pour la première fois au Deutsches Theater à Berlin le 12 mars 1904.
Ces écrits sont suivis par un conte d’amour en cinq actes, "Joyzelle" (édité en 1903), dédié à J.J. Schürmann, directeur du Gymnase, où il est joué le 20 mai 1903. Le théâtre est loué à l’impresario Schurmann et sert de cadre pour cette manifestation artistique. Il prendra à cette occasion le nom de "Théâtre Maeterlinck" ; Georgette Leblanc joue le rôle de Joyzelle entourée d’Albert Darmont (Lancéor), Jean Kemm (Merlin) et Juliette Margel (Arielle).

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Charles Van Lerberghe, au sujet de Maurice Maeterlinck, formulera ce jugement : "Je ne sais pas si, comme le héros classique, il aspire à descendre. Mais la vérité fâcheuse est qu’il descend." Il est vrai que la pièce ne fut pas un succès. On reprocha surtout à Maeterlinck son association avec Georgette Leblanc, qui l’entraînait loin des "jours de haute fierté". Jacques Copeau dira également : "Gide et moi nous affligeons sur une aussi profonde et peut-être irrémédiable décadence du poète de Pelléas et Mélisande."

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Maeterlinck compte aller en Sicile un mois ou deux.

Pendant la tournée de Georgette en Italie avec la troupe qu’elle a formée pour la présentation de "Monna Vanna" le 23 mars à Turin, le 24 à Milan, le 25 à Rome et le 26 à Florence au théâtre Niccolini, Maurice Maeterlinck (qui ne supporte plus son pied-à-terre de Paris) part en moto à la recherche d’une propriété sur la côte d’Azur à partir d’un petit hôtel à Grasse. Georgette continue la tournée en Grèce et en Roumanie.
La tournée en Italie n’est pas un grand succès, mais Georgette, revenue à Paris, prépare néanmoins une tournée pour l’année suivante. Maurice Leblanc s'inquiète de cette situation : les trop longues absences de sa sœur risquent d’éloigner Georgette de Maeterlinck. Il lui écrit dès son retour des représentations de "Monna Vanna" : "C’est un événement grave pour votre amour." Mais Georgette, faisant fi de cet avertissement, écrira à Jehanne : "Nous venons de découvrir le Midi, un pays où il y a du soleil et des fleurs toute l’année... Venez vite, venez sans tarder, nous vous attendons." Les Maeterlinck retrouvent pour les mois de juillet et d'août leurs habitudes à Gruchet-Saint-Siméon.

A cette époque, Georgette, encouragée par son frère, prépare son ouvrage "Le choix de la vie", qu’elle publiera l’année suivante chez Fasquelle. C’est un roman qu'il est assez facile de lire comme une transposition de sa vie, où rayonne l’amour de la beauté et la beauté de l’amour ; l’histoire d’une femme libre et cultivée, vivant à Paris et à la campagne, éprise d’une jeune paysanne normande qu’elle veut sortir de sa médiocrité. Georgette sera attachée à Mathilde pendant 14 ans. Dans ce roman, Georgette écrit sur la fidélité : "On ne songe même pas à être fidèle, tant que l’on aime. On rougirait d’offrir à l’amour le froid hommage de la fidélité, c’est un mot vide de sens au regard d’un sentiment véritable. La fidélité est en celui-ci comme une chaîne qui disparaît sous les fleurs. Si elle nous est visible un jour, c’est que les fleurs sont fanées."

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La troupe de Georgette repart en Italie pour interpréter les 30, 31 janvier 1904 à Naples "Aglavaine et Sélysette", "L’Intruse", "Joyzelle", et à Rome le 1er février "Monna Vanna", "Joyselle" et "L’Intruse". Cette fois, Maurice l’accompagne. Mais au désespoir du public, il n’assiste pas aux représentations. Seule "L’Intruse" connaît un vrai succès. Georgette apparaît pour les critiques comme une bonne actrice, ni plus ni moins. Georgette précisera qu'avec Maurice, ils profitent pour faire : "un petit voyage dans les vieilles villes ignorées et pleines de surprises merveilleuses".
De Grasse, Maurice Maeterlinck renouvelle son refus de faire des conférences. "L'offre si aimable […] s'adresse à un muet. Je n'ai jamais fait et ne ferai jamais de conférences."(courrier du 12 septembre 1904 à son ami Gilkin) Le 17 mars 1904, au banquet Edmond Gosse il affirmera à Verhaeren : "même ce que j’écris ne m’intéresse plus beaucoup."
Le 1er mars dans une correspondance avec son traducteur O.Bronikowski Maurice dément le bruit "qui nous a fait bien rire" répandu par un journal allemand que lui et sa femme divorceraient. Le 6 mars il considère qu'il serait utile de démentir "le canard du divorce".

 

A la publication du livre "Le choix de la vie" de Georgette, Philippe-Emmanuel Glaser, dans sa "Petite chronique des lettres" (Le Figaro) signalera le livre par ces mots : "une œuvre très haute, profonde et savoureuse, où rayonnent intensément à la face du monde l’amour de la Beauté et la beauté de l’Amour." Dans "La machine à courage", Georgette fait part d’une lettre de Colette. "Mais je ne vais plus oser te parler... Penserai-je jamais aussi noblement ? J’ai été étonnée - pardon ! étonnée - de la force inépuisable que l’on devine en toi. Je te voudrais reine de quelque chose ou de quelque part, et les gens seraient épatés."

L’été, Georgette retourne à Gruchet-Saint-Siméon.

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En septembre, ils sont à Grasse, Maurice invite Gilkin à venir dans le midi "en mon moi provençal."

Dès son retour à Paris il se réjouit d'entendre une audition de la partition de Février pour "Monna Vanna" qui, organisée par Mockel, aura lieu chez Mr et Mme Neef.

En octobre 1904, Maurice Maeterlinck perd son père. L’héritage, ajouté aux succès littéraires, en fait un homme riche. De Gand où sont célébrées les funérailles il écrit la nouvelle à "Madame Maeterlinck, Gruchet-Saint-Siméon par Luneray (Seine Inférieure)". Son frère Ernest, notaire, fait toutes les formalités nécessaires et l'inhumation a lieu à Wondelgem.

Durant cette année 1904 il se fracture le poignet droit.

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